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 Les principales maladies du chat

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Katia
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MessageSujet: Les principales maladies du chat   Jeu 23 Déc - 22:42

La chlamydiose féline

C'est une maladie infectieuse due à une bactérie qui peut entraîner des troubles oculaires et/ou des troubles respiratoires. Tous les chats peuvent être atteints.

Quels sont les symptômes ?

On observe généralement une conjonctivite (inflammation de l'œil), avec écoulement de larmes et paupières rouges (voire gonflées) avec des clignements.
On peut aussi avoir des troubles de l'appareil respiratoire supérieur: le nez, les sinus, le pharynx, le larynx, la trachée et les bronches.
Les atteintes respiratoires se manifestent alors par :

* Une toux sèche, forte et quinteuse
* des éternuements.

Quel est le mode de transmission ?

La chlamydiose se transmet le plus souvent par un contact entre un chat malade et un chat sain, par exemple quand ils vivent en collectivité ou lorsqu'ils sortent se promener.

Maladies associées

La chlamydiose est souvent associée avec d'autres microbes (virus et bactéries). Les chats atteints de coryza sont particulièrement sensibles à la chlamydiose.

Quelle est la prévention ?

Il existe un vaccin contre la bactérie responsable de cette maladie. Ce vaccin est souvent effectué en association avec ceux contre le typhus et le coryza. Demandez à votre vétérinaire en fonction du mode de vie de votre chat si la «valence» chlamydiose lui est utile.

Comment traiter la chlamydiose ?

Le traitement se fait à base d'antibiotiques, de collyres et d'antinflammatoires. Il est très efficace mais peut s'avérer plus ou moins long.
Certains chats récupèrent rapidement, surtout si le traitement est effectué très tôt.

Conclusion

Un chat dont la chlamydiose (lors d'une atteinte respiratoire) est mal traitée peut souffrir de complications pouvant être graves. La vaccination est fortement conseillée. Consultez rapidement votre vétérinaire en cas de conjonctivite.
La chlamydiose peut atteindre l'homme (chlamydiose respiratoire), mais les risques de transmission sont faibles: chat malade et homme avec un système immunitaire affaibli.
L'animal qui risque le plus de transmettre une chlamydiose respiratoire à l'homme est le perroquet, qui peut également la transmettre au chat.

La gale d'oreilles

Cette une affection très fréquente chez le chat, particulièrement chez les animaux vivant en collectivité (élevage, refuges…) ou en étant issus.
Elle est due à un acarien appelé Otodectes cynotis qui parasite également le chien. Cet acarien vit, se nourrit et se reproduit dans les conduits des oreilles de nos carnivores domestiques : les adultes pondent des œufs qui donnent des larves et à nouveau des adultes. La transmission se fait d'un animal à l'autre par simple contact (un contact étroit est généralement nécessaire malgré tout), et se fait souvent d'une oreille à l'autre sur le même animal.

Les symptômes de la maladie

La multiplication des parasites dans les oreilles provoque une inflammation de l'oreille (otite) souvent modérée, avec production de cérumen en grande quantité, noir et friable. Le chat se gratte souvent les oreilles et secoue éventuellement la tête. Lorsque vous lui grattez la base de l’oreille, le chat tente alors de se gratter avec la patte arrière : on parle de réflexe « auditopodal », assez caractéristique de la gale d’oreilles.

Comment reconnaître une gale ?

En examinant l'oreille de votre compagnon, vous devez apercevoir du cérumen marron foncé, voire noir, en quantité assez importante, relativement sec et friable, et sentir éventuellement une odeur inhabituelle.
Le vétérinaire peut s'aider dans son diagnostic en faisant un prélèvement de cérumen dans l'oreille, dans lequel il pourra observer, au microscope, les parasites incriminés : les Otodectes.

Le traitement

Si les oreilles sont très sales, il faudra les nettoyer régulièrement avec un produit d'hygiène spécifiquement bipçu pour les oreilles des chats (Voir notre fiche sur l'Hygiène des oreilles du chat). En parallèle, il faut les traiter avec un produit acaricide (à base de molécules qui détruisent les acariens). Ces produits sont prescrits par votre vétérinaire et se présentent sous forme de pommades ou de liquides à mettre dans les oreilles du chat. Il faut toujours bien respecter la durée de traitement prescrite par votre vétérinaire, car même si la gale semble avoir disparu, les produits ne tuant pas les œufs, le traitement doit continuer jusqu'à ce que tous les oeufs présents dans l'oreille aient éclos ; afin d'éviter toute récidive. Par prudence, mieux vaut traiter les deux oreilles, même si une seule semble atteinte et, en prévention, les autres animaux sensibles (chiens et chats) du foyer.
Pour terminer, sachez qu’il existe désormais des spot-ons (pipettes à appliquer à la base du cou/entre les omoplates) actives sur la gale d’oreille, que pourra vous prescrire votre vétérinaire à la place ou en complément des traitements locaux.

La gale d'oreilles est une maladie très fréquente, particulièrement chez les jeunes animaux issus de collectivité. Il est très difficile de s'en prémunir car elle est très contagieuse entre les chats et les chiens. Si le chat que vous venez d'acquérir ou votre chat de retour de chatterie se gratte les oreilles, il est possible que ce soit une gale.

Les gales du corps

Les gales sont des dermatites (affections cutanées) dues à des acariens. On distingue la gale d’oreille, due à Otodectes cynotis, des gales du corps.

Les gales du corps peuvent quant à elle être dues à deux agents pathogènes :
- Sarcoptes scabiei : On parle de gale sarcoptique. Ce parasite touche plutôt le chien. Le chat n’est qu’exceptionnellement atteint. Il s’agit d’une zoonose, c’est-à-dire que la maladie peut également toucher l’homme, qui peut se contaminer au contact d’un chien atteint.
- Notoedres cati : On parle de gale notoédrique. Elle touche quant à elle principalement les chats, beaucoup plus rarement l’homme et très exceptionnellement le chien. Cette parasitose cutanée est exceptionnelle en France à l’heure actuelle, mais bien plus fréquente dans des pays proches, comme l’Italie par exemple.

Quels sont les symptômes des gales ?

Les gales se caractérisent par des démangeaisons (prurit) intenses, se traduisant par un grattage important. Une perte de poils (alopécie) est consécutive à ce grattage.

Si les lésions cutanées sont peu caractéristiques, leur localisation est quant à elle évocatrice de ces maladies cutanées.
Des boutons, des croûtes, une hyperpigmentation et une lichénification de la peau sont observables :
- Principalement au niveau des pavillons auriculaires, sur la face externe des coudes, et en région ventrale du thorax et de l’abdomen pour la gale sarcoptique.
- Initialement au niveau de la tête (formant une sorte de « casque », puis s’étendant progressivement vers le cou, les membres et parfois le tronc pour la gale notoédrique.

Les surinfections bactériennes et le développement secondaire de levures sont fréquents.

En l’absence de traitement, des répercussions générales débilitantes peuvent affecter l’animal, en particulier pour la gale sarcoptique.

Le diagnostic de la gale


Pour suspecter une gale, le vétérinaire se base avant tout sur des observations cliniques : démangeaisons intenses, aspecte et surtout localisation des lésions cutanées.

La confirmation du diagnostic repose sur des raclages cutanés permettant l’observation des parasites, de leurs œufs ou de leurs excréments au microscope. Mais cela n’est malheureusement pas toujours chose aisée, en particulier pour Sarcoptes scabiei.

Notez qu’il est désormais possible d’établir un diagnostic sérologique, par prise de sang, pour la gale sarcoptique.

Les traitements de la gale

Traiter un animal atteint de gale n’est pas toujours chose aisée, mais est inévitable pour préserver la santé de l’animal.
Une fois le diagnostic établi, votre vétérinaire vous prescrira un traitement adapté, qu’il faudra suivre à la lettre. De même, les consultations de suivi sont indispensables pour s’assurer que le traitement n’est pas arrêté trop précocement.

Les traitements peuvent passer par des soins locaux (tonte et application de lotions), par des injections, ou encore par l’application de spot-ons (pipettes) spécifiques. La mise sur le marché de ces pipettes ces dernières années ont permis de faciliter grandement le traitement des affections dermatologiques comme la gale.

Enfin, l’animal sera isolé et une désinfection poussée de l’environnement ainsi qu’un traitement anti-parasitaire de ce dernier sont très fortement indiqués pour l’éradication de la maladie.

La leucose féline

L'agent de cette maladie, virus FeLV, (ou virus leucémogène félin) est la cause d'un affaiblissement des défenses de l'organisme contre les autres microbes. Il peut également entraîner une leucémie ou un lymphome (formes de cancers du sang). Ce virus a une action proche de celle du SIDA chez l'homme. Il n'est pas transmissible à l'homme ni aux autres animaux.

Quels sont les symptômes ?

Après la contamination du chat, il existe une période silencieuse pendant laquelle les virus se multiplient dans l'organisme. Cette phase peut durer plusieurs mois, voire plusieurs années avant que la maladie ne se développe.
Pendant cette phase, l'animal est dit séropositif pour le FeLV, mais ne présente aucun symptôme de la maladie. En revanche, étant porteur du virus, il est contagieux.
On estime généralement qu'en France 5 à 10% des chats sont séropositifs pour le virus de la leucose (FeLV).
La maladie ressemblant au SIDA, on observe une immunodéficience rendant l'animal très sensible à toutes les infections.
On observe aussi souvent une anémie, due au virus et aux infections opportunistes. Une infection opportuniste est une maladie qui se développe lorsqu'un animal est affaibli et que son système immunitaire le défend moins bien. Chez un chat sain, ces mêmes infections opportunistes n'entraînent la plupart du temps aucune maladie (ou une forme très bénigne).
Le FeLV peut également être responsable de cancers, particulièrement de lymphomes (cancer des ganglions), de leucémies (cancers de la moelle osseuse et du sang) et de cancers du rein.
Cette maladie touche souvent les chats adultes, âgés de plus de trois ans voire plus de cinq ans.

Comment se transmet la leucose ?

Elle se transmet de chat à chat par un simple contact. Contrairement au SIDA qui ne se transmet que par voie sexuelle et sanguine, le virus de la leucose se transmet par toutes les voies : sang, larmes, salive, urines…
Il existe une transmission in utero (de la mère aux chatons).
Le virus est peu résistant dans le milieu extérieur. Les risques de contamination sont quasiment nuls pour un chat sain passant après un chat contaminé dans une pièce (chez le vétérinaire par exemple). Une désinfection du matériel suffit.
La leucose ne se transmet pas à l'homme, ni aux autres animaux.

Les maladies opportunistes


Le chat FeLV séropositif et immunodéprimé (c'est-à-dire ayant déclaré la maladie) peut être atteint par le typhus et le coryza si ses vaccins ne sont pas à jour. Il est important de continuer à vacciner un chat séropositif.
Il pourra également être atteint par des infections variées, le plus souvent respiratoires, mais pouvant aussi concerner la peau, les yeux, les oreilles, l'appareil urinaire, le sang (parasites et bactéries des cellules sanguines).

Comment prévenir la leucose ?

Il existe un vaccin contre la leucose. Il est efficace à 80/90%. Nous vous conseillons donc vivement la vaccination compte tenu des forts risques de contagion. Avant la vaccination, faites effectuer un test de dépistage de la leucose pour vérifier que votre chat n'est pas déjà séropositif.

Comment traiter la leucose ?


Il n'existe pas de traitement anti-viral comme chez l'homme. Les interférons sont un espoir dans le traitement de la leucose mais ils sont malheureusement très coûteux à l'heure actuelle. Le seul traitement envisageable concerne les maladies opportunistes afin d'assurer un confort de vie à son animal.

Conclusion

La leucose est une maladie grave. Il est fortement conseillé de vacciner votre chat et de pratiquer un test de dépistage avant la vaccination.

La péritonite infectieuse féline (PIF)

C'est une maladie virale qui atteint surtout les jeunes chats (moins de 2 ans) vivant en collectivité. Différents organes peuvent être atteints: thorax, abdomen, cerveau, yeux… La péritonite infectieuse féline (PIF) est une maladie très grave. C'est l'une des premières causes de mortalité chez les jeunes chats.

Quels sont les symptômes ?

La PIF peut présenter deux formes principales :

* la forme humide avec formation d'épanchements liquidiens: les cavités naturelles de l'organisme du chat se remplissent d'un liquide produit par ses propres cellules du système de défense immunitaire.

Ce liquide qui peut remplir l'abdomen, le thorax, ou les deux organes est une gêne dans leur fonctionnement :
o gène respiratoire si le liquide est présent dans le thorax,
o problèmes digestifs si le liquide se situe dans l'abdomen.

* la forme sèche qui peut atteindre n'importe quel organe (souvent plusieurs en même temps). Il y a alors défaillance des organes atteints. Pour le foie on notera par exemple une jaunisse, des troubles digestifs...

Comment se transmet le virus ?

La péritonite infectieuse féline se transmet par contact étroit entre chats. Les selles sont la première source d'infection. Une transmission "in utero" (de la mère au chaton) est possible mais pas encore prouvée. Le chat peut également être infecté par le milieu dans lequel il vit (sol,vêtements,etc...). Les chats les plus souvent atteints sont jeunes et vivent en groupe. La PIF ne se transmet que de félin à félin. Elle n'est pas transmissible à l'homme et aux autres animaux.

Quelle est la prévention ?

Il n'existe aucun vaccin disponible en France. Il existe un test de dépistage du passage d'un virus de la famille des Coronavirus (virus de la PIF et virus d'autres affections bénignes). Ce test ne peut pas faire la différence entre ces virus. Si votre chat est négatif, vous aurez l'assurance qu'il n'a jamais été en contact avec le virus de la PIF, ni aucun autre coronavirus. Mais s'il est positif, vous ne pourrez pas être sûr qu'il soit porteur de la PIF, ni qu'il ait été atteint par une affection bénigne due à un virus de cette famille.

Quels sont les traitements disponibles ?

L'utilisation à forte dose de corticoïdes est pratiquée. Le traitement n'est seulement que palliatif. La PIF est en effet mortelle chez 100% des chats malades.


La rage féline


C'est une maladie causée par un virus, elle est toujours mortelle, elle peut atteindre de nombreuses espèces animales et l'homme. Le renard et le chien sont très souvent incriminés lors de cas de rage. Mais il ne faut pas oublier que le chat peut être atteint par la rage et la transmettre.

La répartition géographique de la rage

La rage est une maladie présente partout dans le monde (sauf sur le continent océanique). En France, elle reste rare mais le risque existe toujours.

Le mode de transmission

Le virus est fortement concentré dans la salive des animaux porteurs. La transmission de la maladie se fait principalement par morsure d'un animal porteur du virus, et cela même avant qu'il n'ait des symptômes de la maladie. C'est la raison pour laquelle toute morsure doit être prise au sérieux, même si l'animal est apparemment sain.

Les symptômes de la rage

Lorsqu'un animal est mordu par un autre animal porteur de la rage, le virus pénètre dans la peau de l'animal mordu. Puis le virus va contaminer le cerveau (il va y aller en cheminant par les nerfs) puis les glandes salivaires et tous les autres tissus de l'animal.
L'incubation du virus, c'est-à-dire le temps qui s'écoule entre la morsure et les premiers symptômes est assez courte chez le chat: 15 à 30 jours.

Il existe deux formes d'expression de la maladie chez le chat :

* La forme dite « furieuse »:

C'est la plus connue, c'est l'image que l'on a tous de l'animal agressif qui salive. C'est cependant la forme de rage la moins fréquente chez le chat (seulement 20% des chats atteints par la rage présentent une rage «furieuse»). Le chat change alors de comportement brutalement. Il devient agressif s'il était auparavant gentil, ou au contraire, le chat atteint par la rage devient très câlin s'il était indifférent.
Il peut également devenir peureux.Il bave beaucoup, il est perpétuellement excité, le son de ses miaulements change. Il devient très sensible à toute stimulation, réagissant de façon très agressive lors du moindre bruit. Il éprouve des difficultés à se déplacer, puis se paralyse progressivement. Le chat meurt quelques jours (4 à 5) après le début des symptômes.

* La forme paralytique (ou rage dite « muette »):

C'est la forme la plus fréquente chez le chat (80% des cas). Elle est nettement moins caractéristique. Le chat présente une paralysie des muscles de la mâchoire, il a des difficultés à ouvrir la gueule. Il salive abondamment. La mort survient systématiquement en quelques jours. Toutefois ces symptômes peuvent également correspondre à de nombreuses autres maladies. Ne vous inquiétez pas outre mesure si votre chat présente un de ces symptômes.
Dans ce cas, consultez votre vétérinaire au plus vite qui examinera votre chat, et qui souvent vous rassurera. N'oubliez pas que la vaccination existe et qu'elle est très efficace.

Le diagnostic de la rage

Il repose sur l'évolution des symptômes nerveux. C'est pourquoi il est interdit d'euthanasier un chat qui a mordu un être humain avant un délai de quinze jours. Le garder en observation est le seul moyen de savoir s'il était vraiment malade ou s'il a pu transmettre la maladie.
Le diagnostic définitif devra être toutefois confirmé dans tous les cas par examen microscopique de coupes du cerveau et par inoculation à des cellules en culture dans des laboratoires habilités.
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La prévention pour le chat

La vaccination reste le moyen le plus sûr de prévenir la maladie chez le chat et d'en limiter l'extension. On peut la pratiquer dès l'âge de trois mois, c'est à dire au moment des rappels des autres vaccins. Elle consiste en une seule injection avec un rappel annuel. Elle est obligatoire dans certaines conditions (voir ci-dessous la législation).
Il faut aussi savoir que des campagnes de vaccination orale des renards ont été effectuées en France (lâchers d'appâts par hélicoptère), ce qui a fortement contribué à faire régresser la rage dans ces populations.


Le coryza du chat


Le coryza du chat est une maladie complexe, car elle n'est pas dûe à un seul microbe, mais à l'association de plusieurs virus et de bactéries.

Trois virus sont impliqués dans le coryza et provoquent chacun des symptômes différents :

* Un virus de la famille des "Herpes virus" provoquant une infection du nez et des voies respiratoires. Les symptômes sont : toux, éternuements, importants écoulements au niveau des yeux et du nez, conjonctivite et faiblesse de l'état général (perte d'appétit et fièvre).C'est le virus le plus dangereux. Il peut être mortel chez des animaux affaiblis si l'on ne met pas en place un traitement rapide.

* Un Calicivirus provoquant lui aussi de la fièvre et de l'abattement, des écoulements oculo-nasaux et surtout des ulcères dans la bouche (plaques rouges très nettes sur la langue ou les gencives). Ces plaies dans la bouche sont douloureuses et provoquent salivation importante et perte d'appétit.

* Un Réovirus bénin qui provoque quelques larmoiements.

A ces atteintes virales il faut ajouter les bactéries qui très souvent se surajoutent et provoquent des complications chez les chats déjà affaiblis: pus dans les yeux et le nez.

Les principaux symptômes

Cette maladie touche en priorité les animaux vivant en communauté (chatterie, refuge, «famille nombreuse», chats semi-sauvages), les chatons et les adultes non vaccinés.
Après une incubation courte (2 à 5 jours), les signes respiratoires (toux, éternuements), les écoulements des yeux et du nez, la perte d'appétit et parfois les tâches rouges dans la bouche apparaissent, de manière plus ou moins importante selon les animaux.

Si plusieurs chats présentent les mêmes symptômes au même moment, il est fort probable qu'il s'agit du Coryza qui est une maladie très contagieuse. La contagion s'effectue, (comme pour la grippe chez l'homme), sans contact direct, par les éternuements ou quand les chats se soufflent dessus.

La maladie non traitée peut évoluer vers une guérison naturelle chez certains animaux résistants. Mais attention elle peut quelquefois se compliquer d'une nécrose des os du nez, avec infection généralisée, et finir par la mort de l'animal si celui-ci est déjà affaibli et refuse de s'alimenter.

Un chat guéri du Coryza peut rester porteur de longues années, et être à nouveau contagieux à la suite d'évènements tels qu'un stress, une mise-bas ou une autre maladie.

Le traitement et la prévention

Le traitement du Coryza passe en général par l'administration d'antibiotiques (en comprimés, en gouttes ou en injections si nécessaire), pour éviter les complications bactériennes. Une aérosolothérapie peut également donner de bons résultats… si le chat se montre coopératif, car il s'agit de lui faire des sortes d'inhalations plusieurs fois par jour pendant 15 minutes ! Des traitements complémentaires à base de L-Lysine, un acide aminé intervenant dans l'immunité anti-virale sont également parfois entrepris. Enfin, des antiviraux (interférons) sont parfois nécessaires dans les cas les plus graves récidivant fréquemment, mais ces traitements sont particulièrement coûteux.
Pour les cas graves, une hospitalisation est parfois indispensable, afin de réhydrater le chat et de lui administrer une alimentation liquide par sonde.

La meilleure manière de combattre le coryza félin est la vaccination. Le vaccin contre le coryza est actif à la fois contre les Calicivirus, et contre la rhinotrachéite, et l'on y associe de plus en plus souvent un vaccin contre les Chlamydias, bactéries à l'origine de complications. La vaccination se fait en deux injections à un mois d'intervalle, avec un rappel tous les ans.

Le F.I.V. du chat

LE F.I.V. DU CHAT (OU SYNDROME D'IMMUNODEFICIENCE ACQUISE DU CHAT)
Le syndrome d'immunodéficience acquise du chat est une maladie virale grave. Elle est due à un virus appelé F.I.V. (Feline Immunodeficiency Virus), qui appartient au groupe des rétrovirus. Cette maladie est responsable d'une immunodéficience qui rend le chat vulnérable aux infections.
C'est l'équivalent du SIDA de l'homme, mais il n'y a aucun risque de transmission du chat à l'homme (les virus sont différents). Cette maladie n'est pas non plus transmissible aux autres espèces. Elle n'atteint que les chats.
La fréquence d'infection est variable suivant les populations de chats. L'infection est rare chez les chats vivant en appartement et n'étant pas en contact avec d'autres chats, alors qu'elle est fréquente chez les chats errants (environ 15% des chats des rues sont porteurs du virus).

Le mode de transmission du virus :

Le principal moyen de transmission est la morsure lors de bagarres entre chats (car le virus est présent dans la salive), c'est pourquoi ce sont principalement des chats mâles entiers qui sont porteurs de ce virus.
Il peut, parfois, se transmettre par contact entre chats lors de contacts fréquents et répétés (lors de léchage mutuel, lors de "nez à nez" ...) ou par voie sanguine.
Il peut exister également une transmission par voie sexuelle ou lors de la gestation (de la mère aux chatons), mais aucune certitude n'est établie au sujet de la transmission foeto-maternelle.
Le virus est très fragile dans le milieu extérieur : il y survit quelques dizaines de minutes maximum. La contamination des lieux (par des objets, par le sol) est presque impossible, surtout s'il y a une désinfection sérieuse après chaque chat.

L'évolution de la maladie et les symptômes :

La durée d'incubation est de 4 à 6 semaines. La maladie comporte plusieurs phases.

* 1ère phase de la maladie : On peut observer une fièvre modérée, une baisse du taux des globules blancs et une augmentation légère de la taille des ganglions lymphatiques. Cette phase dure deux mois environ et passe souvent inaperçue.
* 2ème phase de la maladie : Comme pour la leucose féline (FeLV) ou le SIDA de l'homme (HIV), le chat est séropositif et ne présente aucun symptôme, le virus « sommeille » dans son organisme. Il est par contre contagieux pour les autres chats. Cette phase présente une durée très variable, entre 5 et 10 ans environ.
* 3ème phase de la maladie : A la faveur d'un stress important, d'une maladie ou bien sans aucune raison, le chat devient malade. Le virus se « réveille ». Il se multiplie et détruit des globules blancs (cellules sanguines), nécessaires à la défense du chat contre les maladies. Il y a donc une diminution des défenses immunitaires ce qui rend le chat très sensible aux microbes, même ceux qui sont peu dangereux pour des chats non atteints par le FIV. Le chat est donc très souvent atteint par des maladies dites opportunistes : ce sont des maladies qui profitent de l'affaiblissement de l'animal pour se développer. Il peut également développer des maladies dites "classiques" du chat, il est alors atteint plus gravement qu'un chat négatif pour le FIV. Le chat peut donc présenter des maladies très variées qui peuvent toucher par exemple les voies respiratoires, la bouche, les intestins, les voies urinaires...

Ainsi, on peut notamment observer :

* des symptômes généraux : fièvre, amaigrissement, augmentation de taille des ganglions lymphatiques.
* des infections buccales (gingivite, stomatite).
* des diarrhées chroniques qui ne guérissent pas malgré la mise en place de traitements.
* des infections des yeux (conjonctivites) ou de l'appareil respiratoire supérieur (rhinites, trachéites).
* des abcès cutanés récidivants.
* des troubles nerveux (encéphalite, convulsions) ou des troubles comportementaux.

Enfin, lorsqu'un chat est atteint par le FIV, il développe souvent, surtout en phase terminale, des cancers du sang (comme des leucémies).

La prévention et le dépistage de la maladie :

Malheureusement, il n'existe aucun vaccin contre le F.I.V., contrairement au FeLV (leucose).
La seule prévention possible est d'éviter tout contact entre chats sains et malades. Il est aussi recommandé de faire stériliser les chats (mâles ou femelles) qui sortent afin d'éviter les bagarres (et donc les morsures) et la transmission vénérienne du virus.
Il est donc important de dépister cette maladie surtout chez les animaux à risque (chats mâles, chats errants) et les nouveaux arrivants. Cela est notamment indispensable dans les élevages ou les chatteries lorsque les animaux ne sont pas placés dans des cages individuelles. Le dépistage peut être réalisé par votre vétérinaire : c'est un simple test qui nécessite deux gouttes de sang de votre chat et dont le résultat est disponible en dix minutes.

Le traitement de la maladie :

Il n'existe aucun traitement pour détruire le virus FIV. La seule possibilité pour améliorer la vie du chat est de traiter les maladies opportunistes au fur et à mesure qu'elles atteignent le chat. Mais, les récidives sont souvent très fréquentes. Et une fois que le virus est « réveillé », le pronostic est malheureusement sombre pour le chat à court ou moyen terme.

Conclusion :

L'infection par le F.I.V. est une maladie grave. Il est fortement conseillé de faire pratiquer, par votre vétérinaire, un test de dépistage à votre chat, si celui-ci est issu de chats errants et a été trouvé dans la rue, s'il a été en contact avec des chats infectés ou s'il présente des problèmes de santé récurrents (abcès, diarrhée, gingivites…).

Le typhus du chat

Le Typhus du Chat est aussi appelé la Panleucopénie féline. Elle est dûe à un virus de la famille des Parvovirus, dont l'équivalent chez les chiens provoque la Parvovirose canine.

C'est une maladie assez rare aujourd'hui grâce à la vaccination. On peut toutefois la rencontrer chez des chats non vaccinés, surtout ceux vivant en communauté (élevage, chatterie, animalerie, chats semi-sauvages).

Quels sont les symptômes ?

La maladie touche généralement les chatons, ou les adultes provenant d'une chatterie. L'incubation est de 2 à 4 jours, puis on peut noter l'apparition de fièvre. Le chat est prostré et perd l'appétit. Des diarrhées et des vomissements déshydratent fortement l'animal. La maladie évolue vers la mort si un traitement n'est pas mis en place rapidement.
Le diagnostic de certitude se fait par prise de sang (un des symptômes majeurs se traduit par une baisse importante des globules blancs dans le sang) puis recherche du virus dans les selles de l'animal.
On observe parfois une forme particulière du Typhus, lorsque la chatte est infectée par le virus pendant la gestation: les chatons souffrent de lésions nerveuses invisibles à la naissance, mais qui apparaitront lorsqu'ils commencent à marcher. Les chatons n'ont alors aucun équilibre, et sont incapables de se déplacer. Il s'agit de l'ataxie cérébelleuse du chaton, maladie hélas incurable.

Traitement et prévention

Le traitement est malheureusement aléatoire et dépend fortement de l'état général de l'animal: il consiste en une réhydratation (perfusions), et à la prise de médicaments anti-vomitifs et anti-diarrhéiques et aussi d'antibiotiques. Une alimentation par sonde est souvent nécessaire, d'où hospitalisation fréquente des animaux atteints.
Le meilleur moyen d'éviter la maladie est la vaccination. Elle se pratique en deux injections à un mois d'intervalle, possibles dès l'âge de deux mois, avec rappel tous les un à deux ans.

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